
C’est l’une des mesures fortes prises par le Dr Roger Mbassa Ndine Maire de la ville de Douala, pour appuyer son vaste programme de professionnalisation et d’assainissement du secteur des motos-taxi et de lutter contre l’insécurité routière dans la ville de Douala, souligne Arlette Alemoka Directrice de la police municipale de la réglementation et de la sécurité ( Dirpoms-CUD).
Au-delà de l’objectif recherché, la Directrice de la Dirpoms-CUD, était porteuse de ce message salutaire du Maire de la ville à l’adresse des syndicats et associations des conducteurs réunis ce samedi 21 décembre au quartier Bépanda, dans l’arrondissement de Douala 5eme.
Au cours de cette rencontre, elle a annoncé deux mesures fortes du maire de la ville : la formation désormais gratuite au permis A et l’offre à titre gracieux également des chasubles dont le port est obligatoire.

Échanges CUD et Syndicats des motos-taxi
En effet , un conducteur formé est un conducteur responsable, outillé pour respecter le code de la route et mettre son client et lui-même à l’abri des accidents, a indiqué un conducteur de moto-taxi qui salue l’initiative de la CUD.
Face à l’engouement des président des syndicats de moto-taxi présents ce jour, Arlette Alemoka invite les conducteurs à la formation gratuite au permis A, ce qui est une main tendue du Maire de la ville aux conducteurs de moto taxi, preuve qu’il est à l’ écoute des doléances de populations.
Comment bénéficier de la formation gratuite ?
Selon les explications de la directrice de la police municipale, le conducteur de moto doit se faire enregistrer au préalable sur la plateforme numérique dédiée : “cudmototraining.douala.cm. “
Une fois enrôlé, le conducteur reçoit un document qu’il peut présenter en cas de contrôle. La formation est sanctionnée par l’obtention d’un permis de catégorie
Il est à noter que la conducteur bénéficie d’une formation gratuite donc pas de frais à débourser, une chasuble d’identification portant un QR-code et sur lequel il doit floquer le nom de son syndicat et le numéro de son camp.
Toutefois comme l’identifiant unique, la chasuble est unique. « A chaque conducteur son chasuble et son QR-code qui le relient à une base de données lesquelles sont tenues par les partenaires de la ville », fait savoir Arlette Alémoka .
Et d’ajouter << Les leaders des associations et syndicats de moto doivent sensibiliser leurs membres afin que ces derniers se soumettent à la formation aux codes de conduite.>>
La directrice va clore cet échange en faisant observer que le « manque de moyens » a fonctionné hier il ne le peut plus : « certains d’entre vous disaient qu’ils n’avaient pas d’argent pour se former. Aujourd’hui, vous n’avez pas besoin de payer, la ville paye pour vous. La ville a cherché des financements pour payer pour vous. Il vous revient simplement de vous enrôler et de suivre la formation ».
Environ 50 000 motos taxi non conformes
Monsieur Nkongo, en service à la Cellule de transport et de mobilité à la CUD et Chef de projet de l’Unité organisatrice de mobilité, revenant sur l’aspect financement de ce programme affirme qu’<< il est de l’Union européenne. Il intervient dans le cadre du projet ATCUDY (Accompagnement des villes de Douala et de Yaoundé pour la mise en œuvre de leurs plans de mobilité urbaine) soutenables. « Pour cette première phase de formation, nous pensons pouvoir enregistrer 5000 conducteurs sur un état des lieux qui, à Douala affiche, 50 000 motos-taximen non conformes, déplore monsieur Yvan Nkongo. Les modules de formation portent pour l’essentiel sur les formations au code de la route, aux premiers secours et à la citoyenneté. Si l’UE finance, La CUD a en charge l’enrôlement >> précise-t-il.


Symbiose parfaite entre la CUD et les Syndicats des motos taxi
Aussi, celui qui abhorre une chasuble est identifiable. S’il commet une infraction, il peut être facilement identifié. S’il est victime d’un accident, les informations inscrites sur sa chasuble peuvent aider à lui porter secours. « Nous remercions vivement le maire pour cette initiative. Nous promettons de sensibiliser nos camarades en insistant sur le fait qu’il y va de notre intérêt » reconnait Willy kengne , président d’un syndicat. Il est donc plus pertinent pour les Forces de maintien de l’ordre(FMO) aujourd’hui d’orienter les contrôles vers ceux qui n’ont pas de chasubles car potentiellement dangereux.
Dim Dim