Récent lauréat prix « Excellence Management », le promoteur et directeur général de la société Ecamel spécialisée dans la prestation des services dans le domaine de l’énergie électrique, Ngouné Justin, à coeur ouvert face aux Hommes de médias, est revenu ce vendredi 04 septembre 2026 sur les temps forts de son entreprise , les maux qui plombent le fonctionnement des sociétés de sous-traitance. Il a saisi la circonstance pour lancer un plaidoyer à destination des gouvernants.
Entretien

Dans le secteur de la construction et la maintenance des installations électriques, Ecamel s’est illustré par son ingénierie à travers la réalisation de nombreux chantiers sur le triangle national. Pouvez-vous revenir sur ces temps forts qu’a connu votre entreprise?

En effet, nous avons commencé en 1990 en qualité de fournisseur de poteau bois à la Sonel. Ensuite, nous avons continué avec les branchements puis les constructions des lignes électriques, des postes de transformations entre-autres. Et AES nous a confié un réseau intense dans plusieurs régions notamment les lignes de Kumba et Ekondotiti longues de 60km. Nous avons fait le Grand-Nord, l’Ouest et bien d’autres. Nous avons fait la maintenance des catch-up qui allaient dans toutes les provinces dans le temps. Ce qui fait qu’on ne connaissait pas de délestage comme ce qui est le cas actuellement. Le réseau et le matériel vétustes étaient remplacés immédiatement.

Et aujourd’hui, 36 années depuis sa création, où en est Ecamel?

Vu le contexte actuel et la morosité qui la caractérise, je pense que nous devons faire plus d’efforts parce que nous sommes sur une courbe descendante. Nous avions un fort potentiel de plus de 200 membres du personnel avec une sous-traitance qui enregistrait un total de 480 personnes. Aujourd’hui avec la morosité dont j’ai mentionné, l’aspect économique, la situation n’est plus la même. Mais, nous avons espoir; espoir que le gouvernement va reprendre la main pour permettre aux sous-traitants de résoudre le problème de la jeunesse notamment le chômage.

Dans vos propos, l’on décele une tentative d’explication des difficultés qui plombent le fonctionnement de sous-traitance et un plaidoyer à l’endroit du gouvernement. Pouvez-vous en dire plus?

J’ai fait un plaidoyer pour exhorter notre gouvernement à reprendre la main afin de régler le problème d’impayés qui entrave le fonctionnement des prestataires de nos jours. J’ai eu à suivre des conférences au Maroc. Là-bas, les sous-traitances perçoivent chaque année un budget pour les grands travaux du pays. Ce qui permet de préserver le budget des petites entreprises. Elles ne sont pas délaissées à elles-mêmes.
Par contre, ici au Cameroun, quand on demande de laisser une part des travaux aux locaux, je suis désolé, c’est plutôt les étrangers qui y ont accès. Pourquoi délaisser nos petites entreprises au profit des étrangers? Je fais un clin d’œil au Gouvernement qui doit revoir cette situation. Notre main d’oeuvre était de plus 480 personnel et actuellement réduite à près de 20 personnes. C’est malheureux!

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