À peine 2 heures de disponibilité d’eau qui coule par jour. C’est le triste record que subissent les ménages de Douala. Dans la capitale économique du Cameroun et de la sous-région, l’eau est devenue une denrée extrêmement rare. Derrière cette pénurie chronique : “l’incapacité du top management de Camwater à assurer sa mission de base” – donner de l’eau aux habitants.

L’on se souvient encore de cette absence d’eau dans les robinets qui a duré deux semaines. La ville de Douala a été plongée dans cette indisponibilité totale, quelques jours avant l’arrivée du Pape Leao XIV au Cameroun. Le top management de Camwater annonçait en son temps une panne technique due aux travaux de la Sonatrel. Des notes épistolaires venant des deux institutions avaient envahi les réseaux sociaux, chacun en ce qui le concerne se défendait.

Le vrai problème : une défaillance de gestion ?

À bien regarder, le problème serait ailleurs. Car la disponibilité de l’eau devient une denrée extrêmement rare dans une ville comme Douala. Monsieur Blaise Moussa, DG de Camwater, a pourtant fait de grandes annonces, relayées par la presse locale sur les stratégies qui sont mises en place pour arroser les ménages en eau potable. Des journées portes ouvertes ont été organisées pour les campagnes d’installation de près de 200 000 compteurs sur le triangle national.

Malheureusement, beaucoup d’annonces,
qui n’ont toujours pas garanti la disponibilité de l’eau dans les ménages. Aujourd’hui à Douala, il est impossible d’avoir de l’eau qui coule dans ses robinets sur 2 heures de temps en permanence. Ça, c’est pour les quartiers les plus chanceux comme Deido qui ont cette fréquence de disponibilité d’eau. Les quartiers comme Logpom, Logbessou, Bonabéri font des jours sans eau et personne pour apporter les explications.

Sommes-nous devant un management dépassé ?

Porté à cette lourde responsabilité, le DG Blaise Moussa semble avoir du mal à remplir cette tâche, malgré ses bonnes intentions. Trop d’annonces, des notes de rappel à l’ordre contre les chefs d’agence, mais toujours pas d’eau dans les robinets. Est-ce un aveu d’échec du top management ? Une chose est sûre et certaine : l’eau se raréfie à Douala. Les stratégies médiatisées et les installations de compteurs ne remplacent pas le service.

Les habitants veulent de l’eau, pas des communiqués.

Dim Dim

By J Dim

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