Malgré tous les éléments de droit en faveur de la CUD, ce dernier a essayé en fin de journée une tentative de levée de scellés sans acte officiel, le 22 décembre 2025 au Parcours Vita de Douala.

Les faits

Le sieur Valentin Njoh, ex-directeur du Parcours Vita de Douala, est arrivé sur le site, aux environs de 17 heures, accompagné de quelques éléments de la gendarmerie nationale. On aurait dit un ministre et sa garde rapprochée.

Selon les informations recueillies sur place, et à bonne source, ce dernière a déclaré avoir été envoyée par le Préfet du département du Wouri en vue de procéder à la levée des scellés apposés ses bureaux.

Curieusement, sans aucun acte administratif écrit, émanant de l’autorité citée à amont lui autorisant explicitement cette opération, n’a été présentée aux agents de sécurité du Parcours Vita.

Face à cette situation, la sécurité en poste a opposé un refus d’accès, se limitant à exiger la production d’un acte officiel dûment signé par le Préfet du Wouri, conformément aux procédures administratives en vigueur.

En l’absence d’un tel document, les agents ont estimé ne pas pouvoir autoriser, ni la levée des scellés, ni l’accès aux locaux concernés.

Valentin Njoh, ex-directeur du Parcours Vita de Douala

Désespérant de ce que sa pirouette n’a pas trouvé un écho favorable, le sieur Valentin Njoh se lance dans des échanges verbaux houleux, on aurait dit une scène de ménage marqués par des protestations, des menaces verbales, des tentatives manifestes qu’il a essayé de faire passer en vain.

Monsieur Valentin Njoh, coutumier des faits a été animé par un excès de “zèle poussé”. Comme si cela ne suffisait pas, il a tenté une autre pirouette pour intimider les agents de sécurité protégeant sagement l’accès illégal de ce bureau placé sous scellés, << Je suis le neveu du MINSEP Narcisse MOUELLE KOMBI, le maire ne sait pas ce qu’il l’attend au Comité Central>>. Tout ceci en avançant des propos injurieux dirigés à l’encontre du Maire de la Ville selon plusieurs témoins présents sur les lieux.

Ces altercations ont provoqué un important grabuge, perturbant temporairement la circulation à l’intérieur du site et créant un climat de tension et de panique parmi les sportifs et les spectateurs, notamment ceux présents dans le cadre du Festival Douala Fiesta organisé par la CUD et officiellement ouvert par le Dr Roger MBASSA NDINE samedi dernier où des artistes de renommée internationale offre une ambiance festive aux populations.

La CUD entend faire respecter la loi

Il convient de préciser qu’aucune levée de scellés n’a finalement été effectuée, la sécurité du site étant restée ferme sur l’exigence d’un fondement juridique clair et écrit.

Cet incident intervient dans un contexte déjà sensible, marqué par des interférences des administrations sectorielles persistantes autour de la gestion du Parcours Vita de Douala, dont la gestion incombe légalement à la Communauté Urbaine de Douala daprès un protocole daccord signé le 5 juin 1993 et une rétrocession à la CUD par le Ministre des Sports et de lEducation Civique de lépoque M. ADOUM GAROUA le 27 mars 2013.


Cette crise relance le débat sur le respect effectif du processus de décentralisation et des prérogatives des exécutifs communaux.

La Communauté Urbaine de Douala a pour sa part adressé un plaidoyer formel au Gouvernement afin que les compétences légalement transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées soient pleinement respectées.

La Communauté Urbaine de Douala réaffirme, avec responsabilité et fermeté, qu’elle ira jusqu au bout dans la défense des prérogatives que la loi lui reconnaît, dans le strict respect de l’État de droit.

Opinion.

By J Dim

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